L’évolution de la cicatrice en chirurgie mammaire

Les techniques de la chirurgie des seins n’ont cessé d’évoluer, depuis la première intervention de pose d’implant mammaire en 1865. Jusqu’en 1960, la question de la sécurité vasculaire et aréolaire, de la forme des seins, des cicatrices, sont au cœur des débats et des techniques portant sur la plastie mammaire. Quelle a été l’évolution de la cicatrice dans la chirurgie des seins ?

Avant 1990, les cicatrices de la chirurgie des seins étaient longues et disgracieuses. Elles émanaient de la résection cutanée  nécessaire au cours de ses interventions, qu’il s’agisse d’une augmentation mammaire, d’une réduction des seins ou même d’une chirurgie de correction de la ptose des seins.

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Les cicatrices courantes

Il s’agit de trois types de cicatrices en l’occurrence, à savoir : la cicatrice verticale résultant d’une incision allant de l’aréole et se prolongeant vers le sillon mammaire ; la cicatrice péri-aréolaire, selon le procédé de round-block, autour de l’aréole, utilisé généralement dans le lifting des seins ; et la cicatrice en « T » inversé, qui associe les deux types d’incisions précédentes, plus une incision horizontale, dans le pli sous-mammaire.

Il n’existe pas une technique unique de réalisation de la plastie des seins. Car, il existe différents seins, tant sur la forme, la taille, le volume, la plasticité, la densité, la position de l’aréole, l’âge de la patiente, son poids, etc. Mais parmi les critères de mesure du résultat d’une chirurgie des seins, il y a la qualité et la longueur de la cicatrice.

Les autres techniques et leurs cicatrices

La plastie mammaire par voie latérale a été mise au point par Hollander, mais développée par Dufourmentel et Mouly. Plusieurs méthodes ont été expérimentées au cours de ces années (1961-1972). La méthode oblique en 1961, consistait à pratiquer une exérèse cutanée et glandulaire externe fusiforme, un clivage cutané et glandulaire, un remodelage de la glande par enroulement, avec une suture oblique en dessous du pli sous-mammaire. La méthode oblique latérale privilégiait une désépidermisation sans résection cutanéoglandulaire, tandis que la méthode latérale l’autorisait, mais en mettant un accent sur la vascularisation sous-dermique. La cicatrice en « L ». L’intérêt de cette technique permet d’éviter le prolongement interne de la cicatrice horizontale de la cicatrice en « T » inversé. La réalisation de cette technique exige de la délicatesse et de l’expérience, pour avoir un sein galbé et une cicatrice discrète. Elle est généralement utilisée pour les hypertrophies mammaires modérées.

Les cicatrices verticales n’ont vu le jour qu’à partir de 1990. Parmi les pionniers de cette technique, on peut citer Dartigues, Lassus, Lejour M, ce dernier qui en plus de pratiquer des résections cutanées et glandulaires, procédait à leur décollement, pratiquait une lipoaspiration des seins, pour améliorer la rétraction cutanée mammaire. Benelli, Bustos, ont quant à eux, permis de développer la technique péri-aréolaire de la plastie mammaire, mais au cours de ces années, les disgrâces cicatricielles restaient importantes.

Même si de nos jours, les cicatrices sont plus courtes et discrètes au cours de ces interventions de chirurgie mammaire, il faut dire que la qualité ne dépend pas seulement de la longueur, mais aussi de la largeur, de l’épaisseur, de la pigmentation et de la sensibilité. Les cas inesthétiques, les imperfections de résultats d’une chirurgie mammaire, sont généralement retouchés après 1 an.