Chirurgie réparatrice après des brulures

elle englobe la totalité des interventions qui modifient, réparent ou embellissent les téguments et les formes.
On distingue :
– la chirurgie Réparatrice qui apporte une transformation allant de l’anormal ou pathologique vers le normal exemple les malformations congénitales ou les séquelles de brûlures ou de morsure ou encore les séquelles d’accidents ou de chirurgie destructrice après cancer…..Il s’agit de réparer un défaut et de tendre vers la plus grande amélioration possible mais en apportant en contre partie des cicatrices et parfois des opérations répétées. Ces actes sont normalement pris en charge par l’assurance maladie, parfois automatiquement, parfois soumis à une demande d’entente préalable.
– la chirurgie Esthétique qui fait passer du  » normal  » vers le  » beau  » hors contexte de maladie et donc sans aucune participation financière de la sécurité sociale.
Chirurgie Réparatrice après brûlures :
Le traitement des brûlures est une discipline assez peu connue de la chirurgie plastique. Chaque année, en France, environ 300 000 personnes sont victimes de brûlures. Si la majorité d’entre elles présente le plus souvent des lésions bénignes qui guérissent rapidement, 10 000 personnes atteintes de brûlures plus préoccupantes doivent, elles, être hospitalisées, et 3500 doivent être admises dans l’un des 22 Centres de traitement des brûlés français.
1. La gravité d’une brûlure :
La gravité d’une brûlure est fonction de différents paramètres :
La surface de la brûlure, Sa localisation, Sa profondeur, L’âge de la personne brûlée. Ces paramètres sont fondamentaux pour estimer la gravité d’une brûlure et ainsi orienter la thérapeutique.
a. La profondeur de la brûlure :
Pour une surface égale, une brûlure est d’autant plus grave qu’elle est profonde.
Ce principe vaut aussi bien dans la période qui suit immédiatement la brûlure, où l’état général du patient est affecté, qu’à plus long terme, sur les plans fonctionnel et esthétique.
On distingue trois degrés de profondeur :
La brûlure du premier degré :
La brûlure du premier degré correspond à une rougeur (érythème) douloureuse sans cloque (phlyctène) ; c’est le classique  » coup de soleil « . La cicatrisation de la brûlure du premier degré se produit spontanément en quelques jours sans laisser de séquelles.
Le traitement local le plus approprié pour la brûlure du premier degré demeure l’application de vaseline.

La brûlure du deuxième degré :
Dans une brûlure du deuxième degré, on retrouve le plus souvent des cloques (phlyctènes) dont l’intérieur est rouge et sensible, pour le deuxième degré superficiel, ou blanchâtre et modérément sensible dans le deuxième degré profond. Le diagnostic exact de profondeur de la brûlure du deuxième degré nécessite le suivi de son évolution, afin de trancher entre brûlure du deuxième degré superficiel et brûlure du deuxième degré profond.
. La brûlure du deuxième degré superficiel cicatrise spontanément, sans séquelle, en deux semaines.
. La brûlure du deuxième degré profond peut mettre trois semaines voire plus et laisser alors des cicatrices définitives. Dans ce dernier cas, il est nécessaire de procéder à une greffe de peau.
La brûlure du troisième degré :
La brûlure du troisième degré affecte la totalité de l’épaisseur de la peau (épiderme + derme). Il n’y a pas de cloque, mais une nécrose qui donne une peau blanche, voire marron ou noire (carbonisation), complètement insensible et indolore.
Il importe que le patient brûlé soit vigilant, car, pour résumer,  » moins ça fait mal « , plus la lésion risque d’être profonde.
La brûlure du troisième degré est incapable de cicatriser seule car toute l’épaisseur de la peau est concernée.
Elle impose une greffe de peau.